PIERRE LORRAIN

Journaliste - écrivain - spécialiste de la Russie

mercredi 23 mars 2011

Le grand écart de la Russie

La crise libyenne est devenue le révélateur de tensions au sommet du pouvoir en Russie. Une certaine schizophrénie semble régner au plus niveau de l’État : les paroles du Premier ministre et du ministère des Affaires étrangères sont contredites par les actes du président. Enjeu : la place de la Russie dans le monde et les relations avec l’Occident.

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Protestations japonaises, rappel de l'ambassadeur nippon en Russie : il y a un mois, le 1er novembre, la visite éclair de Dmitri Medvedev à Kounachir (国後島, Kunashiri en japonais), la première d'un président russe sur les îles contestées de l'archipel des Kouriles, créait un incident diplomatique qui aurait pu être évité. Mais en agissant ainsi, on sait aujourd’hui que ce n'était pas tant le territoire de la Fédération de Russie que le président russe voulait marquer, mais plutôt celui de la politique russe, à Moscou.

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Lors de sa dernière rencontre en date avec les membres du Club de Valdaï, le 6 septembre, Vladimir Poutine a lancé l'une de ces métaphores dont il a le secret. En constatant que le président américain Franklin D. Roosevelt effectua, entre 1933 et 1945, quatre mandats consécutifs à la présidence des États-Unis, il a aussitôt enflammé la fibre spéculative des commentateurs sur le thème : Poutine veut égaler Roosevelt.

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Le président Dmitri Medvedev a clairement lié son sort électoral à son programme de « modernisation » de la Russie et à l'établissement d'un partenariat mutuellement avantageux avec les pays occidentaux. Et cela signifie que, contrairement aux spéculations fréquentes sur un retour de Vladimir Poutine lors de la prochaine élection de mars 2012, le débat sur une seconde candidature de Medvedev est très largement ouvert.

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Dans une longue interview accordée au quotidien Izvestia, le 7 mai, à l'occasion de la Fête de la Victoire, le président Medvedev a eu des propos très durs à l'égard de Staline et de l'Union soviétique (ici l'original en russe, mais une traduction officielle en anglais est disponible ). Ces déclarations confirment les positions du Kremlin telles que nous les exposions dans le précédent article.

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La dénonciation de Staline se poursuit

Pour Konstantin Kossatchev, président de la commission des Affaires étrangères à la Douma d'État et membre du parti Russie unie, les vrais ennemis de la Russie ne sont pas les pays de l'Otan, mais le repli sur le passé, l'idéalisation du système soviétique et le mythe de la forteresse assiégée. Selon lui, la Seconde Guerre mondiale n'a pas été gagnée grâce à Staline, mais « malgré Staline ».

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