Décidément, les miracles de Noël n’existent pas que dans les films. Comment qualifier autrement que par « miraculeux » le passage soudain d’un homme politique européen de l’ombre de la pensée magique vers la pâle lueur d’un minimum d’entendement ? Soyons sûrs que la conversion au réalisme d’Emmanuel Macron, le 18 décembre 2025, en route pour Bruxelles, deviendra pour les générations futures aussi édifiante que les révélations du christianisme connues par Paul de Tarse sur le chemin de Damas, dans les années trente de notre ère, ou par Paul Claudel, derrière un pilier de Notre-Dame de Paris, le jour de Noël de 1886.