Un conte raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur, qui ne signifie rien (Macbeth, acte V, scène 5).
Cette phrase pourrait servir d’exergue – ou d’épitaphe diront les mauvais esprits – à la Conférence de Munich sur la sécurité qui s’est tenue la semaine dernière, du 13 au 15 février. Sans le vouloir, les participants l’ont placée sous le patronage de William Shakespeare : tandis que les Européens se livraient à une parodie des Joyeuses commères de Windsor, l’intervention du secrétaire d’État Marco Rubio prenait les intonations de l’exhortation du roi Richard à la bataille de Bosworth : « Un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! » (Richard III, acte V, Scène 4).