Heureusement, la mémoire de l’horreur est encore vivace quatre-vingts ans plus tard. Inutile de revenir ici sur le scandale lié à la réception du président Volodymyr Zelensky au Parlement canadien, en compagnie du Premier ministre Justin Trudeau. Le tollé mondial soulevé à juste titre par la « standing ovation » offerte par la Chambre des communes à Yaroslav Hunka, 98 ans, combattant volontaire de la 14e division Waffen-SS « Galizien » (Halytchyna en ukrainien) a, pour une fois, été suivi d’effets. Le speaker de la Chambre, Anthony Rota – qui avait invité l’ancien combattant nazi et organisé sa reconnaissance publique – s’est vu contraint de démissionner. Quant à Justin Trudeau, il a été obligé de présenter des excuses tout en expliquant qu’il avait été piégé à l’insu de son plein gré, comme un vulgaire coureur cycliste, et que tout était d’ailleurs la faute de la propagande russe ! Le ridicule ne tue pas, mais il laisse des traces, parfois indélébiles.